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WITZ (2018), deuxième long métrage de fiction/second feature ( produit par Helicotronc).

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KOMMA  ( 2006) , premier long/first Feature – Critic’s Week Cannes 2006.

Film de Martine Doyen (France/Belgique, 2007). Scénario : M. Doyen et Valérie Lemaître. 100 mn. Avec Arno, Valérie Lemaître, Edith Scob.

Un mythomane rencontre une jeune femme qui vient de perdre la mémoire. Il lui fait croire qu’il est son ex-petit ami. Lorsque la mémoire lui revient, la demoiselle décide de ne rien lui dire.

Critique du 10/10/2009 

Par Pierre Murat

Film de Martine Doyen (France/Belgique, 2007). Scénario : M. Doyen et Valérie Lemaître. 100 mn. Avec Arno, Valérie Lemaître, Edith Scob.

Genre : un homme en suspens.
Avant tout, il y a le personnage décalé, clown magnifique et triste qu’interprète le chanteur Arno. Il s’appelle Peter De Wit et commence par effrayer le gardien de nuit de cette morgue où il émerge après un coma éthylique. Puis ce drôle de type emprunte le fric et l’identité d’un homme d’affaires, réellement mort, lui, et le voilà métamorphosé en Lars Erickson, important businessman suédois. Cet homme sans passé croise la route d’une femme sans mémoire, une artiste d’avant-garde paumée (Valérie Lemaître) qui fuit un amant trop absent (François Negret) et une mère trop présente (Edith Scob, qui, en deux scènes, trouve le ton du film, entre ouate et stridence).
Martine Doyen propulse ces deux êtres qui se cherchent et se fuient d’une Belgique à une Bavière extravagante. Tout près du château de Neusch­wanstein, qui inspira Walt Disney pour La Belle au bois dormant, le passé de l’héroïne – tout d’angoisses et de complexes – se révèle lors d’une scène intrigante, troublante et ambiguë. La jeune réalisatrice parvient à créer, tout du long, un climat proche du rêve éveillé, du cauchemar qui menace. On pourra lui reprocher quelques longueurs – surtout vers la fin. Mais une vraie personnalité émerge de ce premier film bizarre, inspiré, qui se clôt, en fait, comme il avait commencé, avec ce héros en attente, suspendu, au sens propre, cette fois, entre la vie et la mort. En flamand, komma signifie « pause », « virgule »…

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